Annie Larouche: un exemple à suivre
9 janvier 2024
L’été dernier, après 25 ans avec les Alouettes de Montréal, Annie Larouche a été nommée présidente de l’Alliance de Montréal, une équipe professionnelle de basketball basée à Montréal.
Marc-André Leclerc
En 2024, l’Alliance de Montréal disputera 10 matchs à l’Auditorium de Verdun et autant de matchs sur la route. À la fin de saison, l’équipe montréalaise accueillera le championnat de la Ligue élite canadienne de baseball du 7 au 11 août 2024. Pour l’occasion, l’ancienne meneuse de claque des Alouettes promet une semaine remplie de festivités.
Pour la prochaine saison qui débutera dans quelques mois, la présidente de l’Alliance sait que le plus gros défi sera de faire connaître l’équipe. «Il y a encore beaucoup de gens qui ne connaissent pas l’Alliance. On ne peut pas nécessairement compter sur les médias traditionnels malgré nos excellentes relations avec eux. Mais tout se joue avec les médias sociaux, car la couverture médiatique n’est pas très grande étant donné qu’il y a de moins en moins de journalistes attitrés à une équipe.»
«Si je suis là aujourd’hui, c’est grâce à des hommes qui m’ont confiance et qui m’ont fait une place à la table.»
Avant de se joindre à l’Alliance de Montréal, Annie Larouche a occupé le poste de directrice exécutive de la Fondation des Alouettes, elle aussi assumé la direction des relations communautaires et dirigé l’Association des anciens Alouettes, en plus de mener l’équipe des meneuses de claque de l’équipe.
«Ça n’a pas été difficile de quitter les Alouettes parce qu’on était en pleine pandémie. J’étais déjà dans une remise en question, mentionne celle qui a fait ses études en Techniques juridiques. Ça faisait une bonne année que nous étions en confinement. La coupure avec l’équipe de cheerleaders était un peu faite. Quand l’offre est arrivée pour le basketball, je n’ai vraiment pas hésité. J’étais prête pour un autre défi.»
«Lorsque j’étais jeune, il n’y avait pas vraiment de débouchés dans le sport, explique Annie Larouche, qui est une ancienne gymnaste. Il y avait les Expos, le Canadien, mais je ne connaissais aucune femme dans les deux organisations. Je ne voyais pas de possibilités de travailler dans le domaine sportif. La seule femme que je connaissais dans le sport, quand j’étais jeune, c’était la mère de mon amie qui travaillait à la billetterie du Stade olympique. Le sport, c’était vraiment un boys club. Si je suis là aujourd’hui, c’est grâce à des hommes qui m’ont confiance et qui m’ont fait une place à la table. Des hommes qui avaient assez confiance en eux pour changer et se dire:“Pourquoi pas une femme”. » Comme dans la sphère politique, il y a des regroupements de femmes dans le milieu sportif pour faire du mentorat ou pour accompagner les plus jeunes qui aimeraient eux aussi évoluer dans ce domaine. En plus de participer à des initiatives comme Leadership au féminin de HEC Montréal avec d’autres ambassadrices, Annie Larouche n’hésite pas à répondre personnellement aux jeunes étudiants qui la contactent. «Le premier conseil que je donne est de se développer un réseau de contacts. C’est super important les diplômes, mais si tu restes assis chez toi avec ton diplôme sur les genoux et que tu attends que le téléphone sonne, il ne va jamais sonner. Il ne faut pas craindre de s’impliquer et de faire du bénévolat. En s’engageant, c’est là qu’on se fait connaître et qu’on rencontre des gens. Lorsqu’on fait du bon boulot, les gens n’hésitent pas à nous engager ou à nous recommander.»